SITE PERSONNEL DE MICHEL MIOUSSE
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Les informations qui suivent viennent de plusieurs sources, dont: Bulletin d'histoire et de généalogie de La Société
Saint-Pierre, Chéticamp, Nouvelle-Écosse, Vol. V, no.1 de mars 1988 ; notes personnelles que m'a remis Charles D. Roach,
à l'époque président de ladite Société, lors d'une rencontre que j'ai eue avec lui le 28 août 1992 ; informations contenues
dans un livret souvenir publié à l'occasion du 25e anniversaire de la Municipalité de Fatima et dont le crédit reviendrait à
Jérome Déraspe; dictionnaire biographique publié par l'Université Laval en collaboration avec l'Université de Toronto;
informations obtenues de ma mère...et bien d'autres encore. Il s'agit en fait de la partie la plus connue et la plus
documentée de la généalogie des Mius, Mius D'Entremont, D'Entremont, Entremont, Muse, Meuse, Muise, Miousse,
etc...en Amérique.
Philippe Mius D'Entremont est arrivé en Acadie en 1651 avec Charles de la Tour qui, en 1653, lui conféra le titre de
baron de Pobomcoup, devenu par la suite Pubnico, en Nouvelle-Écosse. Il était né en Normandie en 1609; d'ailleurs, on y
retrouve encore beaucoup de Mius aujourd'hui, plus précisément dans le Département de la Seine Maritime. Selon toute
vraisemblance, il aurait été Huguenot et sa venue en Nouvelle-France aurait été en quelque sorte une fuite en exil devant
la persécution du Cardinal Richelieu. Cette hypothèse l'associerait à la famille De Coligny, et de là, à la noblesse
européenne. Je reviendrai éventuellement avec une revue de littérature succinte sur la question, dans un chapitre où il
sera question de la généalogie proposée de Philippe Miousse d'Entremont Philippe, Marié à Madeleine Élie, eut trois
garçons. Jacques épousa Anne de La Tour et sa descendance garda uniquement le nom d'Entremont. La famille
d'Abraham s'est éteinte rapidement.
Philippe II aurait donné vie à une importante progéniture dans une alliance avec une métisse, Thérèse D'Abadie de
Saint-Castin, petite fille d'un grand chef des Pentagouets dénommé Madokawando. Les Pentagouets étaient membres,
avec entre autre les Mi'kmaq et les Algonquins, de la confédération des Wabanaki. La majorité de ses descendants
demeurèrent dans la communauté amérindienne ; on retrouve encore aujourd'hui une descendance des Muise chez les
Mi'kmaq.
Joseph, dit d'AZY, le fils aîné de Philippe II, réintégra la communauté acadienne en épousant une
acadienne, Marie Amirault, fille de François Amirault et de Marie Pitre. Joseph et Marie eurent quatre
garçons. Tous nés dans la région de Cap-Sable, près de Yarmouth, ils épousèrent des acadiennes et
furent déportés sur la côte est américaine vers 1755.
Charles-Amand, marié à Marie-Marthe Hébert, fille de Antoine Hébert et d'Anne Corporon, fut envoyé
au Massachusetts. Au retour d'exil, leurs enfants revinrent dans la région de Cap-Sable.
Barthélemy revint plutôt à l'Ile Saint-Jean, aujourd'hui l'Ile-du-Prince-Édouard ; on le dit l'ancêtre des
Miousse du Golfe (Cap-Breton, Terre-Neuve, Iles-de-la-Madeleine, Gaspésie). Selon ce que les
historiens ont pu reconstituer, Barthélemy aurait convolé en justes noces avec Marie-Madeleine
Doiron, vers 1777, probablement à Grand Rustico, Ile-du-Prince-Édouard. Mme Doiron était née en
exil à Saint-Enogat, près de Saint-Malo, le 18 février 1762, fille d'Alexis Doiron et de
Madeleine-Josepthe Bourg. Du mariage de Barthélemy et Marie-Madeleine seraient nés 8 enfants.
Siffroi serait né en 1789 à l'Ile Saint-Jean. On le retrouve plus tard à Margaree, Nouvelle-Écosse, où il
épouse Madeleine Larade, fille de Martin Larade et de Marie Doucet, le 31 août 1812. Il est devenu veuf
et s'est marié en secondes noces en 1834 mais sa progéniture de onze enfants, à l'exception du
dernier, serait du premier mariage.
Gédéon, dit Jude, serait né à Margaree le 12 février 1815. Le 14 novembre 1837, à Chéticamp, il épouse
Vénérande Poirier, fille de Joseph Poirier et de Euphrosine Deveau. On leur connaît six enfants.
Athanase, mon arrière grand-père, est né le 28 septembre 1841 à Margaree. Athanase aurait épousé
Louise Leblanc le 7 janvier 1868 à Margaree, Nouvelle-Écosse. Louise était née le 14 février 1842, du
mariage de Simon Leblanc et de Marie Leblanc. L'histoire des Iles-de-la-Madeleine veut qu'Athanase
soit venu aux Iles avec son cousin Médéric dès 1864. On retrouve également d'autres cousins et
apparentés dans les registres des Iles dans les décennies qui suivent. L'ancêtre commun le plus
proche des Miousse des Iles serait, à mon avis, Barthélemy. Athanase et Médéric étaient cependant
les petits-fils de Siffroi.
Charles (prononcé à l'anglaise, Charley), mon grand-père, épousa Marie Leblanc ( dite Manouche ),
fille de Marin Leblanc et de Julie Déraspe. Il serait le seul enfant d'Athanase ayant survécu jusqu'à
l'âge adulte; de ce fait, la descendance d'Athanase aux Iles est en faible proportion, comparée à celle
de Méderic. Pour ce qui est des Miousse qui me sont directement apparentés, ils sont de la
descendance de Élie et Alfred principalement. Charles est mort 10 ans avant que ma père ne
connaisse mon père. Quant à ma grand-mère, elle est morte alors que je n'avais que cinq ans.
Ariste, mon père, est né le 29 mai 1916 et mort le 10 juin 1956 alors que je n'avais que 10 ans. Les
oncles et tantes dont je connais l'existence, pas nécessairement présentés ici en ordre de séniorité,
sont : Alfred, Athanase, Élie, Emma, Justine et Odélide.
Alfred a épousé Rose-Anna Chevarie, avec laquelle il a eu cinq enfants : Marie-Claire, Jérome,
Raymond, Wellie, et François. Il est mort alors que ses enfants étaient encore en bas âge.
Athanase a vécu sa vie de célibataire à Clark City d'abord et à Sept-Iles ensuite. Il était mon parrain.
Élie a épousé Adéline Déraspe. De ce mariage sont nés Ovide, Johnny, Gertrude, Stella, Armand et
Madeleine. Ovide a vécu à Sept-Iles ; je crois qu'il aurait une fille infirmière vivant dans la région de
Rimouski. Johnny a eu deux enfants d'un premier mariage avec Rose Leblanc, Gladys et
Marie-Marthe. À la suite du décès de sa femme, il a marié Rose-Anna Chevarie, sa tante par alliance,
avec laquelle il a eu plusieurs enfants. Gertrude a marié son cousin, Wilfrid Déraspe. Stella a marié
Cyrice Poirier avec lequel elle a eu plusieurs enfants, je crois. Madeleine a marié Elphège Chevarie.
Armand, quant à lui, a marié Lucille Massé; je sais qu'ils ont eu des enfants, mais je ne saurais pas
dire combien.
Emma a épousé Alva Leblanc. Leurs enfants sont : Lucia (Raymond Aucoin ), Catherine ( Hector
Vigneau ), Ernest (Germaine Bénard), Fred (Claudette Bourgeois ), Marie-Anne et Adélina (Léonard
Cyr).
Justine a épousé William Noël. Ils ont vécu à l'île d'Anticosti. Je ne les ai jamais rencontré. De leurs
enfants, je n'ai connu que Rita que j'ai rencontréealors qu'elle était déjà âgée ; elle est demeurée
célibataire. Je sais qu'il y aurait un ou deux garçons établis sur la basse Côte-Nord. À l'hiver 2010, j'ai
reçu un courriel de Lynda Roy, la petite fille de Justine; grâce à elle et aux circonstances de la vie, j'ai
rencontré Évangéline, sa mère, qui vit à Rivière au Tonnerre, ainsi que Jean-Charles qui vit à
Sheldrake et Ludger qui vit à Grande-Rivière.
Odélide a épousé Gérard Chevarie. Ils ont vécu à Cap-de-la-Madeleine. Je les ai visités quelquefois
alors que j'étais aux études à l'université Laval. Ils ont eu plusieurs enfants, dont Arthur, Annette,
Michel (qui a fait une tentative dans le monde du showbiz vers le milieu des années '60), Marie,
Jacques.
Au fait, des informations beaucoup plus complètes sur la généalogie des Miousse, particulièrement
des contemporains, ont été compilées par Mario, le fils de mon cousin Jérome. On peut aussi
retrouver les données concernant les "contemporains" sur un CD contenant les registres des Iles de
1793 à 1948, du Généalogiste Dennis Boudreau, et disponible à la Société de généalogie de Québec.